dimarts, 31 de març del 2015

Quelques expressions en cours

C'est du bêton armé

Béton armé:
Quand on met de la ferraille dans le béton, c'est pour le rendre plus dur. On dit que c'est du "béton armé".

C'est du béton:    adv   c'est du solide  

Est-ce qu'il y an en français une expression telle que  "tenir la cara més dura que el ciment armat"?
Je ne l'ai pas trouvé. :(

Resultat d'imatges de marteau piqueurMarteau(-)piqueur.  

Outil pneumatique servant à abattre du minerai. Marteau(-)perforateur. Outil pneumatique servant, par percussion et rotation, à percer des trous dans les rochers. Les coupes verticales [dans le marbre] se font au marteau perforateur par trous espacés de 10 cm avec des fleurets de 28 mm de diamètre en moyenne (Lambertie, Industr. pierre et marbre, 1962, p.57). (CNRTL)



L'argent coule à flots (a doll / a dolls)

"Avant, l'argent coulait à flot, maintenant j'éponge mes dettes." Vincent Roca



  • Flot: Masse de liquide ou de matière semi-liquide qui s'écoule : Un flot de boue (fang).
    nm
    1 (généralement pluriel) [vagues] onatge m; surar .
    2 soutenu [mer] mar f.
    À flots: en grande quantité, abondamment : L'argent coule à flots.


    Le français coule comme l'eau: Couler comme l’eau – fluir / córrer
     Resultat d'imatges de l'eau qui coule
     
    Si vous risquez de vous casser la figure...
    Se casser la figure

    se casser la figure est employé comme expression
    Employé comme expression
    1. tomber, se "casser la gueule"
    2. Visage, figure.  (...)
    Casser la gueule à qqn. Le frapper violemment au visage :
    5. Alors, avec cette facilité des foules à changer de passion, les soldats acclamèrent le caporal, qui répétait son serment de casser la gueule au premier de son escouade qui parlerait de ne pas se battre. Zola, Débâcle,1892, p. 49.

    Se casser la gueule
    .
    Faire une chute. Mais figurez-vous qu'un matin on l'a trouvé étendu, tout de son long, au bas du mur, dans la rue. Il s'était cassé la gueule en repartant (Queneau, Pierrot,1942, p. 42).Au fig. Subir un échec. J'ai tourné « L'écume des jours » d'après Boris Vian; le film s'est cassé la gueule (L'Express,9 mars 1970ds Gilb. 1971).

    Aller se faire casser la gueule.
    Aller au-devant de la mort, au-devant de sa perte; aller à la guerre. C'est vexant tout de même d'être là, à se faire casser la gueule pour les autres, quand les autres sont quelque part, à fumer tranquillement leur pipe (Zola, Débâcle,1892p. 359).

    Casser la figure à qqn. Le rosser. Synon. fam. gueule.Je lui casserais la figure s'il y avait une seule faute d'impression (Alain-Fournier, Corresp.[avec Rivière], 1911, p. 292).

    Se casser la figure.


     À tes/vos souhaits!
     


     
     







 

Jouer le jeu.  

Jouer suivant les règles imposées par le jeu. Vous ne jouez pas le jeu (Ac.1935).Au fig.

Au fig. Jouer le jeu de (qqn).

Accentuation phonétique: FLE Philippe Mijon Français Langue Étrangère

Accentuation phonétique en francais. Règles et activité

- La prosodie regroupe les règles d’accent, de rythme, de mélodie, de débit et de pauses. Longtemps considérée comme accessoire, elle a peu été étudiée avant les années 60. Voici aujourd’hui une activité qui vise à faire découvrir aux étudiants FLE les règles de l’accentuation primaire et du rythme. Pour cela, revenons à quelques principes de bases.

- L’unité rythmique pulsionnelle de base est la syllabe. En français, certaines d’entre elles sont mises en relief par une durée plus longue : elles sont environ deux fois plus longues que les autres. Le problème est que l’oreille distingue mal la durée et il est donc capital de sensibiliser les étudiants à ce phénomène. Cette accent est dit primaire car il est obligatoire (l’accent secondaire, ou accent de parole, est facultatif).

- Le rythme est l’alternance de syllabes accentuées et non accentuées. Le français est une langue à accent fixe : celui-ci est situé à la fin de chaque groupe rythmique (en espagnol, l’accent est dit « libre » : c’est un accent lexical). Chaque mot perd son accent au profit de la dernière syllabe du groupe rythmique :
                                                 Mon pull / mon pull troué

- En français, les groupes rythmiques sont très courts : dans leur immense majorité, ils sont constitués de 2, 3 ou 4 syllabes. Qu’est-ce qu’un groupe rythmique ? C’est là qu’est tout le problème car il ne peut être défini que de manière virtuelle : le groupe rythmique peut être suivi d’une pause sans nuire au sens. Il est donc constitué par des éléments qui forment sens (sémantique et accentuation sont étroitement liées). Dans :

                                              Je vais manger du jambon de pays

Il y a 3 (ger/bon/i) ou 2 accents (ger/i), selon que le débit est plus ou moins rapide et que l’articulation est plus ou moins soignée.

- L’activité que je vous propose aujourd’hui cherche à sensibiliser les étudiants à ces règles à partir de la chanson de Mickey 3D « Respire ».

Je serais heureux de pouvoir lire vos commentaires !

Activité FLE sur l’accentuation en phonétique

Vous aimerez peut-être:

Prononciation / Groupe rythmique et intonation (1-2)

Apprendre tv5 monde

Prononciation / Groupe rythmique et intonation (1)

En français, quand on parle, on ne sépare pas tous les mots : on groupe les mots et on les lie. On prononce un groupe de mots comme si on prononçait un très long mot : c’est le groupe rythmique.
Le groupe rythmique est le groupe de mots qui se prononce d’un seul souffle. Un groupe rythmique correspond souvent à une idée.
Exemple :

« toutes les occasions sont propices » = ti-ti-ti-ti-ti-ti-ti-ta ( = un mot de 8 syllabes).


En général, il ne dépasse pas sept syllabes.
Seul le mot à la fin du groupe rythmique comporte une syllabe remarquable ou tonique. On parle d’accent remarquable ou d’accent tonique. Cette syllabe a une durée un peu plus longue.
Si la fin du groupe n’est pas la fin de la phrase, on monte la voix sur la dernière syllabe de ce groupe, pour signifier que nous n’avons pas fini de parler.

Exemples :

« une bière , ou un cognac »

« il est même inconcevable »

« toutes les occasions sont propices » à manger et à boire.

« de bavarder avec quelqu’un ↑ »

Le mot n’a pas de syllabe remarquable quand il est à l’intérieur d’un groupe rythmique.
Exemple :

« occasions » dans « toutes les occasions sont propices »

À la fin d’une phrase, la voix descend.
Exemple :

« à manger ou à boire »


Note : pour illustrer la différence de durée dans les exercices, la syllabe finale se dit « ta » tandis que les autres syllabes sont dites « ti », perçu habituellement comme un son plus bref. 
 

Prononciation / Groupe rythmique et intonation (2)

En français, on ne fait pas de pause entre tous les mots. Les francophones prononcent aisément 6 syllabes de suite sans faire de pause entre les syllabes.
Quand on parle en français, on donne de l’énergie sur la voyelle de la dernière syllabe prononcée du mot ou du groupe de mots. On appelle ce groupe de mots : groupe rythmique. L'énergie sur la dernière syllabe permet de repérer la fin du mot ou du groupe et ainsi, de repérer les différents groupes rythmiques.

Exemples :
 

Bonjour, je m'appelle Paulina (la la / la la la / la la la)

Je suis espagnole (la la / la la la)

L’allongement de la dernière syllabe du groupe rythmique est très présent dans :
- les listes et les énumérations

une feuille, deux stylos, trois documents, …

- les hésitations

celui-ci… ou celui-

- la voix criée

Comment ? Je n’entends rien !

- ou la voix chuchotée

C’est important.

- et aussi en parole naturelle, en particulier dans les récits

Et alors...

Le français est donc spécifique, car il n’y a pas un accent par mot. Il faut déplacer l’accent selon la place que le mot occupera dans la phrase.
Les étrangers ont tendance à mettre trop d’accents dans une phrase en français. Ils peuvent se repérer à l’intonation qui s’ajuste au groupe rythmique.

divendres, 27 de març del 2015

Arthur Dreyfus

http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20120119.OBS9276/l-affaire-dreyfus.html

Arthur Dreyfus

Né en 1986, Arthur Dreyfus anime l'émission "Encore heureux" sur France Inter. Il est notamment l'auteur de "Belle-famille", du "Livre qui rend heureux" (Flammarion) et, cette année, d'"Histoire de ma sexualité" (Gallimard).
Histoire de ma sexualité: Youtube.
Culturez-vous
Un article
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Josef Schovanec : l’auteur de « Je suis à l’est » revient en librairie

elogeduvoyageJosef Shovanec, l’auteur de « Je suis à l’est » revient en librairie le 27 mars avec « Éloge du voyage à l’usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas ».
Le succès de son premier livre paru chez Plon avait apporté un témoignage fort de ce qu’il appelle lui même une « personne avec autisme ». Alors qu’il n’avait pas prononcé  un seul mot avant l’âge de 6 ans, il est aujourd’hui docteur en philosophie, parle plus de sept langues, ancien élève de Science Po Paris, docteur de l’EHESS et chercheur en philosophie et sciences sociales.
Dans ce nouveau livre, Josef Schovanec évoque les voyages qui pour lui sont particulièrement importants pour les personnes autistes.
Un extrait disponible sur le site de l’éditeur Plon
« Hier soir, à l’heure ou le soleil venait de se coucher derrière les monts du Caucase, ou la poignée de maisons de Nakalakari plongeait dans le silence des nuits encore plus éloquent que celui des jours, ou le ciel étoilé des lieux reculés dressait son décor, une amie m’a évoqué par SMS la foule du métro parisien. Contrastes. Ayant pourtant, ô combien de fois, personnellement enduré l’épreuve, je ne parvenais tout simplement plus à la ressentir, à l’imaginer. Incapacité d’imaginer, dans le présent contexte culturel, ce que le métro parisien peut représenter. Trop loin, trop étrange, trop martien. Quand bien même on l’a pris des milliers de fois dans le passé de sa vie. Le voyage, mieux que nulle autre thérapie, rend obsolètes les traumatismes passés. Vous vous sentez moche ? Peut-être faitesvous même partie avec moi des gens peu favorisés par Dame Nature ? Peu importe. Ce qui passe ici pour un défaut pourra devenir une qualité ailleurs. »
Josef Schovanec

Idées de lecture

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METTRE UN BÉMOL

Bémol:

  • Altération qui abaisse les notes d'un demi-ton chromatique. (L'ordre des 7 bémols est : si, mi, la, ré, sol, do, fa.)
  • Familier. Le fait de parler moins fort, de baisser le ton, d'atténuer la violence de ses propos.
  • P. métaph. et fam. Mettre un bémol (à qqc.). Baisser de ton (dans ses propos, ses actes, etc.).
  •  
    EXEMPLE:

    Même si ce livre est intéressant, j'ai envie de mettre un bémol sur l'aspect pédagogique un peu trop évident. On joue avec les sonorités ce qui donne un beau ressenti chantant à la lecture à voix haute, mais je regrette que l'introduction des prépositions soit si accentuée. Du coup, on est plutôt dans un chouette livre d'apprentissage mais pas dans un bel album.

    TEXTES À LIRE...

    http://video.lefigaro.fr/figaro/video/harcelement-scolaire-j-etais-devenue-le-bouc-emissaire-de-deux-eleves-de-mon-age/4036163883001/

    http://www.eric-emmanuel-schmitt.com/Theatre-oscar-et-la-dame-rose.html

    dimarts, 24 de març del 2015

    Le pronom EN dans des articles de presse :


    Harcèlement en ligne : « Le problème, ce n’est pas l’anonymat »

    C’est une partie de l’explication. En tant que membres de minorités, nous évoluons dans des espaces différents, nous rencontrons des problèmes différents et nous avons une notion différente de ce qu’est la sécurité. Un pourcentage plus élevé de personnes issues des minorités aurait pu leur en faire prendre conscience.
    ANTÉCÉDENT :

    Notre ancêtre, le latin
    Par quels méandres étroits le latin, apporté par les Romains, est-il passé pour devenir ce langage étonnant que nous partageons aujourd'hui et qui reste, quoi que l'on en dise, l'un des idiomes les plus influents du monde? 
    ANTÉCEDENT :

    Puisque les Gaulois étaient des Celtes, ils parlaient, c'est logique, un idiome celtique, qui variait selon les régions (le breton en est un cousin éloigné).
    ANTÉCEDENT :

    L'éducation « bonjour tristesse »
    Il en allait de même pour toute manifestation de joie trop marquée. Pourtant, honnêtement, je n’en étais pas à harceler des inconnus pour discuter avec eux.
    ANTÉCEDENT :
    (Expression figée que l’on utilise aussi au présent : « il en va de même »)

    Harcèlement en ligne : « Le problème, ce n’est pas l’anonymat »

    Le Monde.fr | | Propos recueillis par
    Katherine Cross est sociologue, doctorante à la City University de New York, et spécialiste des questions de genre et de harcèlement en ligne. Les questions de harcèlement et de sexisme en ligne ont occupé le devant de la scène ces derniers mois. Récemment, de grandes plateformes du Web ont annoncé modifier leurs règles pour mieux faire face aux abus.
    Katherine Cross est sociologue, doctorante à la City University de New York et travaille sur les questions de genre et de harcèlement en ligne. Elle a été une des personnes prises pour cible par le « GamerGate », ce mouvement en ligne né en août 2014, disparate et hétérogène, dont certains des membres ont violemment pris pour cible des développeuses de jeux vidéo et des militantes féministes. Elle participait à un débat à ce sujet au festival South by Southwest d’Austin.
    Quelles formes de harcèlement avez-vous subies ?
    Enormément de gens inondaient mes réseaux sociaux de messages avec des questions agressives, des insultes. Je recevais des centaines de messages par minute, je ne pouvais plus utiliser Twitter. Mes agresseurs ont essayé de récupérer des informations sur moi et ma famille. Je suis une femme transgenre et ils sont parvenus à retrouver mon ancien prénom. Sur certains sites, il y avait des insultes racistes et transphobes. Sur l’un d’eux, il y avait une discussion de plusieurs centaines de messages qui se demandaient si j’étais blanche ou pas (je suis portoricaine). C’était vraiment affreux.
    Qu’est-ce qui différencie le harcèlement en ligne des autres formes de harcèlement ?
    En ligne, il est beaucoup plus facile de mener une foule hostile. Ce qui prendrait du temps, par exemple organiser un réseau de centaines de gens qui s’en prennent à une cible dans le monde physique est très aisé à réaliser en ligne. L’idée que cette personne est mauvaise, doit être punie, agressée, se répand par mimétisme. Et sans demander plus qu’une coordination minimale. Les numéros de téléphone sont par exemple publics depuis des décennies, mais il est désormais simple de mettre cette information en ligne de manière à ce qu’elle soit lue n’importe où dans le monde.
    Est-ce que ces abus sont l’expression de la misogynie, de la transphobie et du racisme de la société, ou Internet ajoute-t-il une dimension particulière à ces violences ?
    Les deux. Internet est la continuation du monde physique. Tous les problèmes de notre monde et de nos organisations sociales se retrouvent en ligne. Mais Internet permet des dynamiques sociales impossibles dans le monde physique. Par ailleurs, on a tendance à penser que ce qui se passe sur Internet n’est pas réel, que c’est anodin. C’est ça qui fait que les abus en ligne sont inévitables : ceux qui adoptent des comportements toxiques et agressifs baignent dans une culture d’irresponsabilité.
    Quel rôle joue l’anonymat dans le harcèlement en ligne ?
    Le problème n’est pas l’anonymat, c’est le manque de responsabilité, facilité par le fait que l’on croit qu’Internet n’est pas réel. La dichotomie en ligne/hors-ligne est le cœur du problème. Les interactions sociales sur Internet sont de vraies interactions sociales.
    Je pense qu’ils ne font pas assez. Il y a une tendance encourageante, c’est une première étape, mais du travail reste à faire. Ils commencent tout juste à se rendre compte de ce qu’il se passe sur leurs sites. Toutes les grandes plates-formes sociales ne se sont pas attaquées au problème car elles ne l’ont pas du tout vu venir.
    Pensez-vous que le fait que l’industrie des nouvelles technologies soit dominée par des hommes blancs ait pu jouer un rôle à ce niveau ?
    C’est une partie de l’explication. En tant que membres de minorités, nous évoluons dans des espaces différents, nous rencontrons des problèmes différents et nous avons une notion différente de ce qu’est la sécurité. Un pourcentage plus élevé de personnes issues des minorités aurait pu leur en faire prendre conscience. Les hommes blancs sont eux aussi harcelés, mais différemment. Le type de harcèlement que j’ai subi a rarement été subi par des hommes, sauf lorsqu’ils étaient identifiés comme soutenant les minorités et les femmes.
    Aux Etats-Unis, vous êtes très attachés à la liberté d’expression. N’est-ce pas embêtant que ce soit des entreprises privées qui se fassent les arbitres de la liberté d’expression ?
    Je pense que c’est assez alarmant que les entreprises technologiques aient le pouvoir de décider ce qui est acceptable ou non, mais l’absence de modération sur Twitter a fait des victimes. Les harceleurs ne sont pas issus d’un groupe homogène, ils ne travaillent pas pour une entreprise en particulier ou pour le gouvernement, ce sont seulement des citoyens qui se rassemblent et qui harcèlent collectivement quelqu’un sur Internet. Je pense qu’il y a un manque de volonté de s’attaquer au pouvoir informel des gens qui veulent empêcher certains de s’exprimer. Cela restreint la liberté d’expression de ceux qui se font harceler. Aux Etats-Unis nous avons des difficultés à déterminer qui décide, qui exerce ce droit et qui arbitre ce qui relève de la liberté d’expression.
    Comment les minorités, les femmes ou tout simplement les internautes ordinaires peuvent-ils lutter contre le harcèlement ?
    Il y a de nombreuses organisations qui se sont formées autour de ces questions : Feminist Frequency ou le Crash Override Network proposent des ressources que les gens peuvent utiliser pour se défendre. Il faut s’unir : il y a eu des débats très vifs au sein des féministes, des militants de gauche et des antiracistes, sans qu’un front unifié ne soit constitué. Or, le fait de savoir que vous n’êtes pas seule et le sens de la communauté peuvent faire des merveilles et donner de la force pour faire face au harcèlement.
    Les internautes ont aussi le devoir moral d’intervenir : un individu qui hurle sur quelqu’un sur Internet devrait être traité de la même manière qu’un inconnu qui entre dans un bar et qui vient crier sur un client. Plus généralement, quand vous voyez quelqu’un de votre entourage – un collègue, un ami – qui participe à des abus en ligne, il faut dire que c’est mal, s’interposer. Enfin, il faut amplifier les voix de ceux qui ont souffert, car ce qu’on oublie souvent, c’est que nous sommes harcelés en raison de notre travail. Les gens veulent voir nos cicatrices, mais ils oublient que nous sommes des écrivaines, des développeuses, des ingénieures. Je ne veux pas simplement devenir « la femme trans qui a été harcelée sur Internet ».

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/03/24/harcelement-en-ligne-le-probleme-ce-n-est-pas-l-anonymat_4600191_4408996.html#SCKsboIfJrrIvZeQ.99

    Mon CV en anglais pour postuler à étranger


    Par Marie Cousin publié le 03/02/2015 à  15:53, mis à jour le 09/02/2015 à  10:12
    Pour trouver un emploi à l'étranger, un CV en anglais s'impose. Découvrez tous nos conseils pour adapter au mieux votre candidature aux pays anglo-saxons. 
    Qui dit nouveau départ, dit nouveau CV. Votre document actualisé en français, c'est bien. En anglais, c'est bien mieux. Deux pages suffisent pour convaincre un recruteur qui passe à peine 60 secondes, en moyenne, par candidature. Concision et précision : chaque CV doit répondre spécifiquement à une candidature. 
    N'hésitez pas, en fonction des offres auxquelles vous répondez, à glisser les mots clés de l'annonce pour que votre réponse passe le cap du scan. Autre règle d'or : votre CV en anglais n'est pas une simple traduction de votre CV en français. 
    Des mentions superflues
    Dans la partie état-civil, oubliez les mentions sur votre date de naissance ou votre âge, votre sexe et votre situation familiale. Dans certains pays ­ les Etats-Unis, le Canada ou la Grande-Bretagne­, ces mentions sont illégales en raison des lois anti-discrimination qui s'appliquent au recrutement. Idem pour la photo, inutile. 
    Des rubriques incontournables
    L'objectif (Career Objective) indique vos attentes et vos compétences pour le poste. 
    Le résumé (Summary of qualifications) synthétise en une phrase vos capacités et votre expérience. Ce n'est pas obligatoire mais souvent utile pour les candidats qui ont une longue carrière professionnelle derrière eux. 
    Les références sont obligatoires. Choisir une personne facilement joignable pour vous recommander et indiquer son contact, à la fin de votre CV. Veillez aussi à avoir vos lettres de recommandations prêtes à être transmises. 
    Formation et expérience professionnelle
    Ou l'inverse ! Si vous postulez pour un stage ou un premier job, indiquez d'abord vos diplômes. Donnez la dénomination française avant une traduction en anglais la plus fidèle possible. Sur les sites officiels de certains pays ou provinces, vous pourrez trouver des tableaux de correspondances (et non d'équivalence !) de cursus pour vous aider dans les traductions.  
    Ajoutez de manière succinte mais précise le contenu et le nombre d'années nécessaires pour décrocher le titre. Si vous êtes senior, commencez par l'expérience professionnelle. Soyez concret et direct sur les missions réalisées, résultats chiffrés à l'appui. 
    Autres compétences essentielles
    Linguistiques - Languages
    Evaluez précisément votre niveau à l'écrit et à l'oral. Certifiez-le grâce aux tests de langue internationaux (Toefl, Toeic pour l'anglais, WiDaf pour l'Allemand, Elyte pour l'espagnol, etc.) Linguistiques ­ Languages 
    Technologiques ­ IT Skills
    Indiquez les logiciels que vous utilisez. Vous pouvez préciser deux niveaux : fully literrate si vous en avez une bonne connaissance ou working knowledge si vous ne maitrisez que les bases. 
    Extra-professionnelles
    Non obligatoire, cette mention est souvent étudiée à la loupe par les recruteurs car elle offre un autre éclairage sur votre profil. Vous pouvez y évoquer vos activités sportives, vos engagements bénévoles. 
    Bon à savoir
    La Maison des Français de l'étranger propose régulièrement des ateliers de correction de CV et lettre de motivation multilingues. L'inscription est obligatoire: www.diplomatie.gouv.fr /vivre-a-letranger 
    La délégation générale de la traduction de la Commission européenne sera présente au salon Expolangues, Osez le monde, du 5 au 7 février, Porte de Versailles, à Paris. Europass animera des ateliers CV sur le stand. 

    diumenge, 22 de març del 2015

    Comment choisir son séjour linguistique

    Le Monde.fr |

    Ce qu'il faut savoir avant de choisir son séjour linguisitique | AFP/NIKOLAY DOYCHINOV
    Que vous parliez la langue de Shakespeare comme une vache espagnole ou souhaitiez peaufiner votre accent allemand, avec pour objectif le bac ou un entretien d'embauche, vous envisagez de partir en séjour linguistique. Quelle formule choisir ? Quels organismes priviliégier ? Faut-il forcément quitter la France, et pour quel bénéfice ? Le tour de la question avec Kseniya Yasinska, déléguée générale de l'Union nationale des organisations de séjours éducatifs, linguistiques et de formation en langues. L'association, qui délivre des labels de qualité, contrôle les organisateurs de séjours et conseille les particuliers, vient de publier un guide sur le sujet (Guide des séjours linguistiques et itinérants pour enfants, jeunes et adultes (Le Petit futé, 192 p., 9,95 euros).
    Quelles questions se poser avant de choisir son séjour ?
    Il faut surtout clairement définir son objectif au niveau des langues : veut-on un séjour à dominante ludique, un professeur particulier, un séjour de type prépa ? Le choix est très individuel. Il faut trouver le juste milieu entre l'utile et l'agréable. Pour un enfant ou un adolescent, la première chose à faire est de parler avec lui et savoir s'il est partant, sinon il faut reposer la question plus tard. C'est une discussion à mener entre la famille et l'établissement scolaire.
    Comment choisir un organisme ? De quoi faut-il se méfier ?
    Cela peut paraître bête, mais il faut d'abord savoir s'il sera joignable 24 heures sur 24 toute la durée du séjour avec un interlocuteur francophone et pas seulement le service clientèle. Vérifiez qu'il y a bien des contacts. S'il s'agit d'une entreprise, il faut s'assurer qu'elle a un numéro Siret et qu'elle existe depuis un certain temps. Pour une association, vérifier sa publication au Journal officiel et dans tous les cas, bien lire les mentions légales.
    Quand on est devant trois ou quatre devis, plusieurs choses font varier les prix. Le volume horaire des cours, les différentes activités, le mode de transport, l'encadrement, le type d'hébergement et son éloignement du lieu des cours. Enfin, sur Internet, il faut se méfier des sites étrangers qui sont traduits en français.
    Justement, on trouve facilement des avis sur Internet. Sont-ils un bon moyen de se faire une idée ?
    Non, ils ne sont pas fiables. Ils peuvent découler d'une technique commerciale de la part de l'organisme ou alors un fou furieux a pu exagérer. Le piège, c'est de trop se fier aux autres. Ce qui a pu correspondre à l'un ne va pas forcément plaire à l'autre.
    Constate-t-on une mode pour certaines destinations ? Et d'autres qui sont boudées ?
    Ces dernières années, l'Irlande émerge un peu mais il n'y a pas de vrai changement : c'est toujours le monde anglophone qui attire. S'il y a une vogue pour les grandes villes comme Dublin, New York ou Londres, la destination n'a finalement pas trop d'incidence car ce sont souvent des environnements clos, surtout pour les jeunes. A l'inverse, l'Italie n'est pas très demandée, cette destination correspond beaucoup moins à un besoin professionnel. Quant au Japon, il y un vrai amour d'une population envers ce pays mais cela reste à la marge.
    Déconseillez-vous certaines destinations ?
    Il ne faut pas chercher absolument à aller dans les grandes mégapoles car on ne sera pas forcément au coeur de la ville. Comme elles sont grandes, les temps de trajet sont plus importants. Mais il y a tellement d'accents différents et l'anglais est une langue internationale qu'il n'y a pas de destination idéale pour apprendre la langue.
    A quoi ressemble un séjour type ?
    Le plus courant, c'est trois heures de cours d'anglais le matin puis des activités l'après-midi pendant 15 jours. L'hébergement se fait plutôt en famille d'accueil ou en résidence. Le coût varie en moyenne entre 1 500 et 2 600 euros pour deux semaines.
    Ces séjours sont onéreux, donc forcément réservés à une certaine frange de la population…
    C'est vrai que c'est coûteux. Au moins cher, c'est 650 euros par semaine tout compris. Mais ce n'est pas un « truc de riches ». Toutes les couches sociales sont désireuses de partir. Pour ceux qui n'ont pas d'argent, cela devient un projet, ils travaillent, ils font des petits jobs. Il existe aussi des possibilités de se faire financer, il faut se renseigner auprès des régions, des départements, des institutions qui offrent des bourses.
    Ces dernières années, la durée des séjours s'est raccourcie en raison de la crise, les gens ne partent pas forcément moins loin, mais ils partent moins longtemps : 35 heures intensives, ça peut suffire. On peut aussi privilégier des destinations moins lointaines pour économiser sur le transport.
    Est-on vraiment obligé de partir à l'étranger pour apprendre une langue ?
    Pas forcément. Il est ainsi possible d'apprendre l'anglais en France, en séjournant dans une famille anglophone ou en participant à un « summer camp », un camp d'été à l'américaine, ce qui est plus ludique.
    Quel est avantage de séjourner à l'étranger ?
    C'est d'abord une meilleure adaptabilité sur le marché du travail. Connaître les us et coutumes d'autres pays ouvre l'esprit, cela permet d'être un meilleur élément dans une équipe et rend moins têtu. Il y a aussi beaucoup de sources d'informations en anglais, notamment dans le domaine scientifique. Le parler est devenu une évidence, et il y a de moins en moins de postes auxquels on peut prétendre sans parler anglais. Aujourd'hui, une deuxième ou une troisième langue sont largement demandées.
    La progression dans une langue est-elle quantifiable ? Dans quelle mesure peut-on espérer améliorer son niveau ?
    Il y a souvent des tests au début puis à la fin. Pour se repérer, il existe aujourd'hui des niveaux européens de compétence qui permettent de savoir où on se situe (le Cadre commun de référence pour les langues, ou CECR, mis en place par le Conseil de l'Europe en 2001 et qui établit six niveaux, de A1 à C2).
    On dit que 30 heures d'apprentissage dans une école de langue en France correspondent à un demi niveau. Au bout d'un an passé dans un pays étranger, on peut être niveau C1 (le deuxième meilleur niveau) même pour quelqu'un qui partait de zéro. Mais c'est un piège de penser que comme Obélix, on va tomber dans la marmite et qu'on va apprendre d'un claquement de doigt.
    Le problème est souvent d'entretenir son niveau une fois rentré en France…
    On peut écouter et regarder la télévision en langue originale, les films, lire, se faire un vocabulaire avant d'évoluer vers des textes plus littéraires. On peut aussi se trouver une connaissance et prendre un café de temps en temps pour maintenir le niveau. Ce sont des choses de tous les jours. Il y a aussi des exercices en ligne. Mais une fois qu'on a appris, ça revient vite.