Béton armé:
Quand on met de la ferraille dans le béton, c'est pour le rendre plus dur. On dit que c'est du "béton armé".
C'est du béton: advc'est du solide Est-ce qu'il y an en français une expression telle que "tenir la cara més dura que el ciment armat"? Je ne l'ai pas trouvé. :(
Marteau(-)piqueur.
Outil
pneumatique servant à abattre du minerai.Marteau(-)perforateur.Outil pneumatique servant, par percussion et
rotation, à percer des trous dans les rochers.Les
coupes verticales [dans le marbre] se font au marteau perforateur
par trous espacés de 10 cm avec des fleurets de 28 mm de diamètre en moyenne
(Lambertie, Industr.
pierre et marbre, 1962, p.57). (CNRTL)
L'argent coule à flots (a doll / a dolls)
"Avant, l'argent coulait à flot, maintenant j'éponge mes dettes." Vincent Roca
Flot:Masse de liquide ou de matière semi-liquide qui
s'écoule : Un flot de boue (fang). nm 1(généralement
pluriel)[vagues]onatgem; surar
. 2soutenu[mer]marf.
À flots: en grande quantité, abondamment : L'argent coule
à flots.
Le français coule comme l'eau: Couler comme l’eau – fluir / córrer
Si vous risquez de vous casser la figure...
Se casser la figure
se casser la figure est employé comme expression
Employé comme
expression
1. tomber, se
"casser la gueule"
2. Visage, figure.
(...)
♦Casser la gueule à qqn. Le frapper violemment au visage :
5. Alors, avec cette facilité des foules à changer de
passion, les soldats acclamèrent le caporal, qui répétait son serment de casser
la gueule au premier de son escouade qui parlerait de ne pas se
battre. Zola, Débâcle,1892, p. 49.
Se casser la gueule. Faire une chute. Mais
figurez-vous qu'un matin on l'a trouvé étendu, tout de son long, au bas du mur,
dans la rue. Il s'était cassé la gueule en repartant (Queneau, Pierrot,1942,
p. 42).Au fig. Subir un échec. J'ai tourné « L'écume des jours »
d'après Boris Vian; le film s'est cassé la gueule (L'Express,9 mars
1970ds Gilb. 1971).
Aller se faire casser la gueule.Aller au-devant de la mort, au-devant de sa perte; aller à la guerre. C'est
vexant tout de même d'être là, à se faire casser la gueule pour les autres,
quand les autres sont quelque part, à fumer tranquillement leur pipe (Zola,
Débâcle,1892p. 359).
Casser la figure à qqn. Le rosser. Synon. fam. gueule.Je lui casserais la figure s'il y avait
une seule faute d'impression (Alain-Fournier, Corresp.[avec Rivière],
1911, p. 292).
♦Se casser la figure.
À tes/vos souhaits!
Jouer le jeu.
Jouer suivant les règles imposées par le jeu.Vous ne jouez pas le jeu (Ac.1935).Au fig.
- La prosodie regroupe les règles d’accent, de rythme,
de mélodie, de débit et de pauses. Longtemps considérée comme
accessoire, elle a peu été étudiée avant les années 60. Voici
aujourd’hui une activité qui vise à faire découvrir aux étudiants FLE les règles de l’accentuation primaire et du rythme. Pour cela, revenons à quelques principes de bases.
- L’unité rythmique pulsionnelle de base est la syllabe. En français, certaines d’entre elles sont mises en relief par une durée plus longue : elles sont environ deux fois plus longues que les autres. Le problème est que l’oreille distingue mal la durée et il est donc capital de sensibiliser les étudiants à ce phénomène. Cette accent est dit primaire car il est obligatoire (l’accent secondaire, ou accent de parole, est facultatif).
- Le rythme est l’alternance de syllabes accentuées et non accentuées. Le français est une langue à accent fixe :
celui-ci est situé à la fin de chaque groupe rythmique (en espagnol,
l’accent est dit « libre » : c’est un accent lexical). Chaque mot perd
son accent au profit de la dernière syllabe du groupe rythmique : Mon pull / mon pull troué
- En français, les groupes rythmiques sont très courts : dans leur immense majorité, ils sont constitués de 2, 3 ou 4 syllabes. Qu’est-ce qu’un groupe rythmique ? C’est là qu’est tout le problème car il ne peut être défini que de manière virtuelle : le groupe rythmique peut être suivi d’une pause sans nuire au sens. Il est donc constitué par des éléments qui forment sens (sémantique et accentuation sont étroitement liées). Dans :
Je vais manger du jambon de pays
Il y a 3 (ger/bon/i) ou 2 accents (ger/i), selon que le débit est
plus ou moins rapide et que l’articulation est plus ou moins soignée.
- L’activité que je vous propose aujourd’hui cherche à sensibiliser les étudiants à ces règles à partir de la chanson de Mickey 3D « Respire ».
Je serais heureux de pouvoir lire vos commentaires !
Prononciation / Groupe rythmique et intonation (1)
En français, quand on parle, on ne sépare pas tous les mots : on groupe
les mots et on les lie. On prononce un groupe de mots comme si on
prononçait un très long mot : c’est le groupe rythmique. Le groupe
rythmique est le groupe de mots qui se prononce d’un seul souffle. Un
groupe rythmique correspond souvent à une idée. Exemple :
« toutes les occasions sont propices » = ti-ti-ti-ti-ti-ti-ti-ta( = un mot de 8 syllabes).
En général, il ne dépasse pas sept syllabes.
Seul le mot à la fin du groupe rythmique comporte une syllabe
remarquable ou tonique. On parle d’accent remarquable ou d’accent
tonique. Cette syllabe a une durée un peu plus longue. Si la fin du
groupe n’est pas la fin de la phrase, on monte la voix sur la dernière
syllabe de ce groupe, pour signifier que nous n’avons pas fini de
parler.
Exemples :
« une bière ↑, ou un cognac↓ »
« il est même inconcevable↑ »
« toutes les occasions sont propices↑ » à manger et à boire.
« de bavarder avec quelqu’un ↑ »
Le mot n’a pas de syllabe remarquable quand il est à l’intérieur d’un groupe rythmique. Exemple :
« occasions » dans « toutes les occasions sont propices »
À la fin d’une phrase, la voix descend. Exemple :
« à manger ou à boire ↓ »
Note
: pour illustrer la différence de durée dans les exercices, la syllabe
finale se dit « ta » tandis que les autres syllabes sont dites « ti »,
perçu habituellement comme un son plus bref.
Prononciation / Groupe rythmique et intonation (2)
En français, on ne fait pas de pause entre tous les mots. Les
francophones prononcent aisément 6 syllabes de suite sans faire de pause
entre les syllabes.
Quand on parle en français, on donne de l’énergie sur la voyelle de la
dernière syllabe prononcée du mot ou du groupe de mots. On appelle ce
groupe de mots : groupe rythmique. L'énergie sur la dernière syllabe
permet de repérer la fin du mot ou du groupe et ainsi, de repérer les
différents groupes rythmiques.
Exemples :
Bonjour, je m'appelle Paulina (la la / la la la / la la la)
Je suis espagnole (la la / la la la)
L’allongement de la dernière syllabe du groupe rythmique est très présent dans :
- les listes et les énumérations
une feuille, deux stylos, trois documents, …
- les hésitations
celui-ci… ou celui-là
- la voix criée
Comment ? Je n’entends rien !
- ou la voix chuchotée
C’est important.
- et aussi en parole naturelle, en particulier dans les récits
Et alors...
Le français est donc spécifique, car il n’y a pas un accent par mot. Il
faut déplacer l’accent selon la place que le mot occupera dans la
phrase.
Les étrangers ont tendance à mettre trop d’accents dans une phrase en
français. Ils peuvent se repérer à l’intonation qui s’ajuste au groupe
rythmique.
Né en 1986, Arthur Dreyfus anime l'émission "Encore heureux" sur France Inter. Il est notamment l'auteur de "Belle-famille", du "Livre qui rend heureux" (Flammarion) et, cette année, d'"Histoire de ma sexualité" (Gallimard). Histoire de ma sexualité: Youtube. Culturez-vous Un article
Josef
Shovanec, l’auteur de « Je suis à l’est » revient en librairie le 27
mars avec « Éloge du voyage à l’usage des autistes et de ceux qui ne le
sont pas ».
Le succès de
son premier livre paru chez Plon avait apporté un témoignage fort de ce
qu’il appelle lui même une « personne avec autisme ». Alors qu’il
n’avait pas prononcé un seul mot avant l’âge de 6 ans, il est
aujourd’hui docteur en philosophie, parle plus de sept langues, ancien
élève de Science Po Paris, docteur de l’EHESS et chercheur en
philosophie et sciences sociales.
Dans
ce nouveau livre, Josef Schovanec évoque les voyages qui pour lui sont
particulièrement importants pour les personnes autistes.
Un extrait disponible sur le site de l’éditeur Plon
«
Hier soir, à l’heure ou le soleil venait de se coucher derrière les
monts du Caucase, ou la poignée de maisons de Nakalakari plongeait dans
le silence des nuits encore plus éloquent que celui des jours, ou le
ciel étoilé des lieux reculés dressait son décor, une amie m’a évoqué
par SMS la foule du métro parisien. Contrastes. Ayant pourtant, ô
combien de fois, personnellement enduré l’épreuve, je ne parvenais tout
simplement plus à la ressentir, à l’imaginer. Incapacité d’imaginer,
dans le présent contexte culturel, ce que le métro parisien peut
représenter. Trop loin, trop étrange, trop martien. Quand bien même on
l’a pris des milliers de fois dans le passé de sa vie. Le voyage, mieux
que nulle autre thérapie, rend obsolètes les traumatismes passés. Vous
vous sentez moche ? Peut-être faitesvous même partie avec moi des gens
peu favorisés par Dame Nature ? Peu importe. Ce qui passe ici pour un
défaut pourra devenir une qualité ailleurs. » Josef Schovanec
Altération qui abaisse les notes d'un demi-ton chromatique. (L'ordre des 7 bémols est : si, mi, la, ré, sol, do, fa.)
Familier. Le fait de parler moins fort, de baisser le ton, d'atténuer la violence de ses propos.
♦ P. métaph. et fam.Mettre un bémol (à qqc.).Baisser de ton (dans ses propos, ses actes, etc.).
EXEMPLE:
Même si ce livre est intéressant, j'ai
envie de mettre un bémol sur l'aspect pédagogique un peu trop évident.
On joue avec les sonorités ce qui donne un beau ressenti chantant à la
lecture à voix haute, mais je regrette que l'introduction des
prépositions soit si accentuée. Du coup, on est plutôt dans un chouette
livre d'apprentissage mais pas dans un bel album.
C’est une partie de l’explication. En tant que
membres de minorités, nous évoluons dans des espaces différents, nous
rencontrons des problèmes différents et nous avons une notion différente de ce
qu’est la sécurité. Un pourcentage plus élevé de personnes issues des minorités
aurait pu leur en faire prendre conscience.
ANTÉCÉDENT :
Notre
ancêtre, le latin Par quels méandres étroits le latin, apporté par les
Romains, est-il passé pour devenir ce langage étonnant que nous partageons
aujourd'hui et qui reste, quoi que l'on en dise, l'un des idiomes les plus
influents du monde?
ANTÉCEDENT :
Puisque les
Gaulois étaient des Celtes, ils parlaient, c'est logique, un idiome celtique,
qui variait selon les régions (le breton en
est un cousin éloigné).
ANTÉCEDENT :
L'éducation
« bonjour tristesse » Il en allaitde même pour toute manifestation de joie
trop marquée. Pourtant, honnêtement, je n’en étais pas à harceler des inconnus
pour discuter avec eux.
ANTÉCEDENT :
(Expression figée que l’on utilise aussi au présent : « il en va de
même »)
Le Monde.fr
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Propos recueillis par Martin Untersinger (Austin (Etats-Unis), envoyé spécial)
Les questions de harcèlement et de sexisme en ligne ont occupé le
devant de la scène ces derniers mois. Récemment, de grandes plateformes
du Web ont annoncé modifier leurs règles pour mieux faire face aux abus.
Katherine Cross est sociologue, doctorante à la City University de
New York et travaille sur les questions de genre et de harcèlement en
ligne. Elle a été une des personnes prises pour cible par le « GamerGate »,
ce mouvement en ligne né en août 2014, disparate et hétérogène, dont
certains des membres ont violemment pris pour cible des développeuses de
jeux vidéo et des militantes féministes. Elle participait à un débat à
ce sujet au festival South by Southwest d’Austin.
Quelles formes de harcèlement avez-vous subies ?
Enormément
de gens inondaient mes réseaux sociaux de messages avec des questions
agressives, des insultes. Je recevais des centaines de messages par
minute, je ne pouvais plus utiliser Twitter. Mes agresseurs ont essayé
de récupérer des informations sur moi et ma famille. Je suis une femme
transgenre et ils sont parvenus à retrouver mon ancien prénom. Sur
certains sites, il y avait des insultes racistes et transphobes. Sur
l’un d’eux, il y avait une discussion de plusieurs centaines de messages
qui se demandaient si j’étais blanche ou pas (je suis portoricaine).
C’était vraiment affreux.
Qu’est-ce qui différencie le harcèlement en ligne des autres formes de harcèlement ?
En
ligne, il est beaucoup plus facile de mener une foule hostile. Ce qui
prendrait du temps, par exemple organiser un réseau de centaines de gens
qui s’en prennent à une cible dans le monde physique est très aisé à
réaliser en ligne. L’idée que cette personne est mauvaise, doit être
punie, agressée, se répand par mimétisme. Et sans demander plus qu’une
coordination minimale. Les numéros de téléphone sont par exemple publics
depuis des décennies, mais il est désormais simple de mettre cette
information en ligne de manière à ce qu’elle soit lue n’importe où dans
le monde. Est-ce que ces abus sont l’expression de la
misogynie, de la transphobie et du racisme de la société, ou Internet
ajoute-t-il une dimension particulière à ces violences ?
Les
deux. Internet est la continuation du monde physique. Tous les
problèmes de notre monde et de nos organisations sociales se retrouvent
en ligne. Mais Internet permet des dynamiques sociales impossibles dans
le monde physique. Par ailleurs, on a tendance à penser que ce qui se
passe sur Internet n’est pas réel, que c’est anodin. C’est ça qui fait
que les abus en ligne sont inévitables : ceux qui adoptent des
comportements toxiques et agressifs baignent dans une culture
d’irresponsabilité.
Quel rôle joue l’anonymat dans le harcèlement en ligne ?
Le
problème n’est pas l’anonymat, c’est le manque de responsabilité,
facilité par le fait que l’on croit qu’Internet n’est pas réel. La
dichotomie en ligne/hors-ligne est le cœur du problème. Les interactions
sociales sur Internet sont de vraies interactions sociales.
Je
pense qu’ils ne font pas assez. Il y a une tendance encourageante,
c’est une première étape, mais du travail reste à faire. Ils commencent
tout juste à se rendre compte de ce qu’il se passe sur leurs sites.
Toutes les grandes plates-formes sociales ne se sont pas attaquées au
problème car elles ne l’ont pas du tout vu venir.
Pensez-vous
que le fait que l’industrie des nouvelles technologies soit dominée par
des hommes blancs ait pu jouer un rôle à ce niveau ?
C’est une
partie de l’explication. En tant que membres de minorités, nous évoluons
dans des espaces différents, nous rencontrons des problèmes différents
et nous avons une notion différente de ce qu’est la sécurité. Un
pourcentage plus élevé de personnes issues des minorités aurait pu leur
en faire prendre conscience. Les hommes blancs sont eux aussi harcelés,
mais différemment. Le type de harcèlement que j’ai subi a rarement été
subi par des hommes, sauf lorsqu’ils étaient identifiés comme soutenant
les minorités et les femmes.
Aux Etats-Unis, vous
êtes très attachés à la liberté d’expression. N’est-ce pas embêtant que
ce soit des entreprises privées qui se fassent les arbitres de la
liberté d’expression ?
Je pense que c’est assez alarmant que les entreprises technologiques aient le pouvoir de décider ce qui est acceptable ou non,mais
l’absence de modération sur Twitter a fait des victimes. Les harceleurs
ne sont pas issus d’un groupe homogène, ils ne travaillent pas pour une
entreprise en particulier ou pour le gouvernement, ce sont seulement
des citoyens qui se rassemblent et qui harcèlent collectivement
quelqu’un sur Internet. Je pense qu’il y a un manque de volonté de
s’attaquer au pouvoir informel des gens qui veulent empêcher certains de
s’exprimer. Cela restreint la liberté d’expression de ceux qui se font
harceler. Aux Etats-Unis nous avons des difficultés à déterminer qui
décide, qui exerce ce droit et qui arbitre ce qui relève de la liberté
d’expression.
Comment les minorités, les femmes ou tout simplement les internautes ordinaires peuvent-ils lutter contre le harcèlement ?
Il
y a de nombreuses organisations qui se sont formées autour de ces
questions : Feminist Frequency ou le Crash Override Network proposent
des ressources que les gens peuvent utiliser pour se défendre. Il faut
s’unir : il y a eu des débats très vifs au sein des féministes, des
militants de gauche et des antiracistes, sans qu’un front unifié ne soit
constitué. Or, le fait de savoir que vous n’êtes pas seule et le sens
de la communauté peuvent faire des merveilles et donner de la force pour
faire face au harcèlement.
Les internautes ont aussi le devoir
moral d’intervenir : un individu qui hurle sur quelqu’un sur Internet
devrait être traité de la même manière qu’un inconnu qui entre dans un
bar et qui vient crier sur un client. Plus généralement, quand vous
voyez quelqu’un de votre entourage – un collègue, un ami – qui participe
à des abus en ligne, il faut dire que c’est mal, s’interposer. Enfin,
il faut amplifier les voix de ceux qui ont souffert, car ce qu’on oublie
souvent, c’est que nous sommes harcelés en raison de notre travail. Les
gens veulent voir nos cicatrices, mais ils oublient que nous sommes des
écrivaines, des développeuses, des ingénieures. Je ne veux pas
simplement devenir « la femme trans qui a été harcelée sur Internet ».
En
savoir plus sur
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/03/24/harcelement-en-ligne-le-probleme-ce-n-est-pas-l-anonymat_4600191_4408996.html#SCKsboIfJrrIvZeQ.99
Par Marie Cousin publié le
03/02/2015 à 15:53, mis à jour le 09/02/2015 à 10:12
Pour trouver un emploi à l'étranger, un CV en anglais s'impose. Découvrez
tous nos conseils pour adapter au mieux votre candidature aux pays
anglo-saxons.
Qui dit nouveau
départ, dit nouveau CV. Votre document actualisé en français,
c'est bien. En anglais, c'est bien mieux. Deux pages suffisent pour convaincre
un recruteur qui passe à peine 60 secondes, en moyenne, par candidature.
Concision et précision : chaque CV doit répondre spécifiquement à une
candidature.
N'hésitez pas,
en fonction des offres auxquelles vous répondez, à glisser les mots clés de
l'annonce pour que votre réponse passe le cap du scan. Autre règle d'or : votre CV en anglais n'est pas une simple
traduction de votre CV en français.
Des mentions
superflues
Dans la partie
état-civil, oubliez les mentions sur votre date de naissance ou votre âge,
votre sexe et votre situation familiale. Dans certains pays les Etats-Unis,
le Canada ou la Grande-Bretagne, ces mentions sont illégales en raison des
lois anti-discrimination qui s'appliquent au recrutement. Idem pour la photo,
inutile.
Des rubriques
incontournables
L'objectif (Career
Objective) indique vos attentes et vos compétences pour le
poste.
Le résumé (Summary
of qualifications) synthétise en une phrase vos capacités et votre
expérience. Ce n'est pas obligatoire mais souvent utile pour les candidats qui
ont une longue carrière professionnelle derrière eux.
Les références
sont obligatoires. Choisir une personne facilement joignable pour vous
recommander et indiquer son contact, à la fin de votre CV. Veillez aussi à
avoir vos lettres de recommandations prêtes à être transmises.
Formation et
expérience professionnelle
Ou l'inverse !
Si vous postulez pour un stage ou un premier job, indiquez d'abord vos
diplômes. Donnez la dénomination française avant une traduction en anglais la
plus fidèle possible. Sur les sites officiels de certains pays ou provinces,
vous pourrez trouver des tableaux de correspondances (et non d'équivalence !)
de cursus pour vous aider dans les traductions.
Ajoutez de
manière succinte mais précise le contenu et le nombre d'années nécessaires pour
décrocher le titre. Si vous êtes senior, commencez par l'expérience
professionnelle. Soyez concret et direct sur les missions réalisées, résultats
chiffrés à l'appui.
Autres
compétences essentielles
Linguistiques -
Languages
Evaluez précisément votre niveau à l'écrit et à l'oral. Certifiez-le grâce aux
tests de langue internationaux (Toefl, Toeic pour l'anglais, WiDaf
pour l'Allemand, Elyte pour l'espagnol, etc.) Linguistiques
Languages
Technologiques
IT Skills
Indiquez les logiciels que vous utilisez. Vous pouvez préciser deux niveaux : fully
literrate si vous en avez une bonne connaissance ou working knowledge
si vous ne maitrisez que les bases.
Extra-professionnelles
Non obligatoire, cette mention est souvent étudiée à la loupe par les
recruteurs car elle offre un autre éclairage sur votre profil. Vous pouvez y
évoquer vos activités sportives, vos engagements bénévoles.
Bon à savoir
La Maison des
Français de l'étranger propose régulièrement des ateliers de correction
de CV et lettre de motivation multilingues. L'inscription est obligatoire: www.diplomatie.gouv.fr /vivre-a-letranger
La délégation
générale de la traduction de la Commission européenne sera présente au salon
Expolangues,
Osez le monde, du 5 au 7 février, Porte de Versailles, à Paris. Europass
animera des ateliers CV sur le stand.
Ce qu'il faut savoir avant de choisir son séjour linguisitique | AFP/NIKOLAY DOYCHINOV
Que vous parliez la langue de Shakespeare comme une vache espagnole
ou souhaitiez peaufiner votre accent allemand, avec pour objectif le bac
ou un entretien d'embauche, vous envisagez de partir en séjour
linguistique. Quelle formule choisir ? Quels organismes priviliégier ?
Faut-il forcément quitter la France, et pour quel bénéfice ? Le tour de
la question avec Kseniya Yasinska, déléguée générale de l'Union
nationale des organisations de séjours éducatifs, linguistiques et de
formation en langues. L'association, qui délivre des labels de qualité,
contrôle les organisateurs de séjours et conseille les particuliers,
vient de publier un guide sur le sujet (Guide des séjours linguistiques et itinérants pour enfants, jeunes et adultes (Le Petit futé, 192 p., 9,95 euros). Quelles questions se poser avant de choisir son séjour ?
Il faut surtout clairement définir son objectif au niveau des langues
: veut-on un séjour à dominante ludique, un professeur particulier, un
séjour de type prépa ? Le choix est très individuel. Il faut trouver le
juste milieu entre l'utile et l'agréable. Pour un enfant ou un
adolescent, la première chose à faire est de parler avec lui et savoir
s'il est partant, sinon il faut reposer la question plus tard. C'est une
discussion à mener entre la famille et l'établissement scolaire. Comment choisir un organisme ? De quoi faut-il se méfier ?
Cela peut paraître bête, mais il faut d'abord savoir s'il sera
joignable 24 heures sur 24 toute la durée du séjour avec un
interlocuteur francophone et pas seulement le service clientèle.
Vérifiez qu'il y a bien des contacts. S'il s'agit d'une entreprise, il
faut s'assurer qu'elle a un numéro Siret et qu'elle existe depuis un
certain temps. Pour une association, vérifier sa publication au Journal
officiel et dans tous les cas, bien lire les mentions légales.
Quand on est devant trois ou quatre devis, plusieurs choses font
varier les prix. Le volume horaire des cours, les différentes activités,
le mode de transport, l'encadrement, le type d'hébergement et son
éloignement du lieu des cours. Enfin, sur Internet, il faut se méfier
des sites étrangers qui sont traduits en français. Justement, on trouve facilement des avis sur Internet. Sont-ils un bon moyen de se faire une idée ?
Non, ils ne sont pas fiables. Ils peuvent découler d'une technique
commerciale de la part de l'organisme ou alors un fou furieux a pu
exagérer. Le piège, c'est de trop se fier aux autres. Ce qui a pu
correspondre à l'un ne va pas forcément plaire à l'autre. Constate-t-on une mode pour certaines destinations ? Et d'autres qui sont boudées ?
Ces dernières années, l'Irlande émerge un peu mais il n'y a pas de
vrai changement : c'est toujours le monde anglophone qui attire. S'il y a
une vogue pour les grandes villes comme Dublin, New York ou Londres, la
destination n'a finalement pas trop d'incidence car ce sont souvent des
environnements clos, surtout pour les jeunes. A l'inverse, l'Italie
n'est pas très demandée, cette destination correspond beaucoup moins à
un besoin professionnel. Quant au Japon, il y un vrai amour d'une
population envers ce pays mais cela reste à la marge. Déconseillez-vous certaines destinations ?
Il ne faut pas chercher absolument à aller dans les grandes mégapoles
car on ne sera pas forcément au coeur de la ville. Comme elles sont
grandes, les temps de trajet sont plus importants. Mais il y a tellement
d'accents différents et l'anglais est une langue internationale qu'il
n'y a pas de destination idéale pour apprendre la langue. A quoi ressemble un séjour type ?
Le plus courant, c'est trois heures de cours d'anglais le matin puis
des activités l'après-midi pendant 15 jours. L'hébergement se fait
plutôt en famille d'accueil ou en résidence. Le coût varie en moyenne
entre 1 500 et 2 600 euros pour deux semaines. Ces séjours sont onéreux, donc forcément réservés à une certaine frange de la population…
C'est vrai que c'est coûteux. Au moins cher, c'est 650 euros par
semaine tout compris. Mais ce n'est pas un « truc de riches ». Toutes
les couches sociales sont désireuses de partir. Pour ceux qui n'ont pas
d'argent, cela devient un projet, ils travaillent, ils font des petits
jobs. Il existe aussi des possibilités de se faire financer, il faut se
renseigner auprès des régions, des départements, des institutions qui
offrent des bourses.
Ces dernières années, la durée des séjours s'est raccourcie en raison
de la crise, les gens ne partent pas forcément moins loin, mais ils
partent moins longtemps : 35 heures intensives, ça peut suffire. On peut
aussi privilégier des destinations moins lointaines pour économiser sur
le transport. Est-on vraiment obligé de partir à l'étranger pour apprendre une langue ?
Pas forcément. Il est ainsi possible d'apprendre l'anglais en France,
en séjournant dans une famille anglophone ou en participant à un «
summer camp », un camp d'été à l'américaine, ce qui est plus ludique. Quel est avantage de séjourner à l'étranger ?
C'est d'abord une meilleure adaptabilité sur le marché du travail.
Connaître les us et coutumes d'autres pays ouvre l'esprit, cela permet
d'être un meilleur élément dans une équipe et rend moins têtu. Il y a
aussi beaucoup de sources d'informations en anglais, notamment dans le
domaine scientifique. Le parler est devenu une évidence, et il y a de
moins en moins de postes auxquels on peut prétendre sans parler anglais.
Aujourd'hui, une deuxième ou une troisième langue sont largement
demandées. La progression dans une langue est-elle quantifiable ? Dans quelle mesure peut-on espérer améliorer son niveau ?
Il y a souvent des tests au début puis à la fin. Pour se repérer, il
existe aujourd'hui des niveaux européens de compétence qui permettent de
savoir où on se situe (le Cadre commun de référence pour les langues,
ou CECR, mis en place par le Conseil de l'Europe en 2001 et qui établit
six niveaux, de A1 à C2).
On dit que 30 heures d'apprentissage dans une école de langue en
France correspondent à un demi niveau. Au bout d'un an passé dans un
pays étranger, on peut être niveau C1 (le deuxième meilleur niveau) même
pour quelqu'un qui partait de zéro. Mais c'est un piège de penser que
comme Obélix, on va tomber dans la marmite et qu'on va apprendre d'un
claquement de doigt. Le problème est souvent d'entretenir son niveau une fois rentré en France…
On peut écouter et regarder la télévision en langue originale, les
films, lire, se faire un vocabulaire avant d'évoluer vers des textes
plus littéraires. On peut aussi se trouver une connaissance et prendre
un café de temps en temps pour maintenir le niveau. Ce sont des choses
de tous les jours. Il y a aussi des exercices en ligne. Mais une fois
qu'on a appris, ça revient vite.